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Clarisse
DOMINÉ, chef des maquilleurs.

L'horreur des bagarres.
Il faut bien s’en souvenir : dans un tournage, TOUS les
acteurs et actrices présents dans l’image sont
maquillés, depuis la vedette jusqu’au figurant.
C’est bien la raison pour laquelle Clarisse Dominé
et son équipe investissent les lieux dès potron-minet.
Mobilisation générale, le jour où l’on
tourne une bagarre bien sanglante. Si la maquilleuse ne doit
pas se soucier des taches de sang jonchant le sol (c’est
plutôt le boulot du régisseur), elle doit créer
les blessures, les traces de coup au visage. Par contre, les
bras arrachés, les personnages décapités
seront l’affaire du responsable des effets spéciaux.
Les produits disponibles aujourd’hui permettent des maquillages
de plus en plus criants de vérité, à tel
point que le domaine des blessures devient une sorte de spécialisation
au sein du monde du maquillage!
Autre aspect de la question: une bagarre se tourne en plusieurs
prises. A chaque arrêt de tournage, il faut “rafraîchir”
la fausse blessure, lui redonner son côté bien
sanguinolent, retoucher l’œil au beurre noir, cacher
sous le maquillage la fausse boursouflure collée sur
la peau de l’acteur. Travail
d’artiste !

Une
histoire de bon teint.
La fausse transpiration.
L'horreur des bagarres.
L'arrivée de l'électronique.
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